Balade 01 -  Un dimanche à la GlorietteBalade 01 -  Un dimanche à la Gloriette
Balade 02 - ArchitectureBalade 02 - Architecture
Balade 03 - Les placesBalade 03 - Les places
Balade 04 - Tours en perspectiveBalade 04 - Tours en perspective
Balade 05 - Les insolitesBalade 05 - Les insolites
Balade 06 - Louis XI et RonsardBalade 06 - Louis XI et Ronsard
Balade 07 - Une cité cheminote entre Loire et CherBalade 07 - Une cité cheminote entre Loire et Cher
Balade 08 - Saint AvertinBalade 08 - Saint Avertin
Balade 09 - Saint-Cyr, un balcon sur la LoireBalade 09 - Saint-Cyr, un balcon sur la Loire
Balade 10 - Luynes, entre château et coteauBalade 10 - Luynes, entre château et coteau
 
Les insolites Version imprimable Suggérer par mail

 

Téléchargez la feuille de route


Les Insolites:  Faire découvrir les lieux qui ont une forte présence significative parfois à l'abri des régards.  








Les Insolites

   Cliquez sur l'image pour l'agrandir

 

Pratique


7.5km.png1h45.pngfacile.png




                      Distance                                         Durée                                       Difficulté

Commentaires


1. La synagogue
Elle se situe au 37 rue Parmentier. Elle est inaugurée en 1908. C’est un don du milliardaire parisien Daniel Osiris en 1906 qui permit à l’architecte Victor Tondu de construire à cette adresse une fort belle et spacieuse synagogue. C’est également là que loge le rabbin. Son influence architecturale est plutôt orientale mêlée au style art Nouveau. Elle n’a subi aucune modification depuis son ouverture mis à part les vitraux. La grille est d’esprit 1900, sur le tympan de la porte d’entrée sont sculptées les tables de la loi

2. Le Manoir (116 Boulevard Béranger)
Cet hôtel particulier bâti entre 1884 et 1885 est le plus insolite du boulevard. Il est de style néo-gothique et a été réalisé par Stephen Sauvestre architecte de l’atelier Eiffel. Cette demeure, propriété de la famille de banquiers Gouïn, étonne par les matériaux employés. La briquette rouge n’est en effet pas très employée dans notre région, on préférait utiliser notre pierre de tuffeau locale. Il y a encore quelques années la faculté de droit occupait les locaux.

3. Cité Mame
La Maison Mame a été fondée en 1796 puis développée par ses descendants. Durant la seconde moitié du 19ème siècle, cette imprimerie est capable de réaliser un livre dans sa totalité et de le diffuser. L’imprimerie Mame était alors considérée comme un modèle d’organisation industrielle et sociale. Elle s’assure ainsi l’estime et la reconnaissance de son personnel. C’est le paternalisme de l’époque
Entre 1860 et 1875, Alfred Mame fonde la Cité Mame, îlot de 62 pavillons individuels d’aspect identique avec jardin privatif à l’arrière et organisé autour d’un square. Ces maisons sont louées au personnel de l’imprimerie pour un prix tout à fait modique et se situent non loin de l’entreprise. La famille Mame décide de revendre les pavillons à ses occupants à partir de 1963 et la cité est intégrée au domaine public en 1970.

4. L’Etoile Bleue (15 rue du Champ de Mars)
Des 30 maisons closes que comptait Tours en 1838, il ne reste que l’Etoile Bleue bâtie vers 1930. L’entrée est encadrée de céramique rouge et bleue d’inspiration Art Déco. A l’intérieur on peut encore y voir une fresque peinte par Jacquemin, une femme nue et trois lévriers. Les habitants ont œuvré pour en éviter la destruction. Elle abrite maintenant le siège de la Jeune Chambre Economique de Tours.

5. Les Démophiles
En 1907, la Loge maçonnique des Démophiles a transféré son temple rue Georges Courteline dans l’ancienne chapelle du couvent du Refuge bâtie au 19ème siècle. Quand la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat est appliquée, les sœurs sont expulsées et les bâtiments sont vendus à la loge des Démophiles.
Nouvellement restaurée, la façade montre un décor néo-renaissance attribué à Henri Varenne, sculpteur tourangeau. Les pilastres et candélabres se mêlent aux motifs maçonniques (triangle rayonnant et une date 5907 mis pour 1907).

6. Le Monstre

Installée en 2004 place du Grand Marché, cette œuvre a été commanditée par un groupe de commerçants et de riverains. Son auteur est Xavier Veilhan. Celui-ci a voulu créer un personnage fantastique, une figure générique qui pourrait susciter autant qu’accueillir les projections imaginaires de chacun. Le Monstre actualise dans un esprit ludique les figures héraldiques anciennement dédiées au blason de chaque cité. La statue fait ainsi écho au passé médiéval de la place où elle est désormais installée.

7. Façade de l’hôtel de Beaune Semblançay
C’est dans le jardin de Beaune Semblançay que l’on découvre étonné la façade d’un hôtel particulier construit à cet emplacement au début du 16ème siècle. Son propriétaire, Jacques de Beaune Semblançay, était surintendant des finances de François 1er. Le mur encore présent faisait partie de l’aile nord du bâtiment, le corps central a entièrement disparu mais en se retournant on peut toujours admirer une galerie en rez-de-jardin ainsi que la chapelle au premier étage.
Le décor du mur restant est typique du style 1ère Renaissance française. Il est composé de pilastres cannelés et rudentés au rez-de-chaussée ou bien décorés de losanges et médaillons d’ardoise à l’étage. Tous sont ornés de chapiteaux très finement sculptés.
La fontaine avec son bassin creusé dans de la roche volcanique de Volvic et son pilier sculpté dans du marbre nous offre un décor foisonnant où l’on peut reconnaître l’emblème de Louis XII, le porc-épic et les mouchetures d’hermine d’Anne de Bretagne.

8. Passage du cœur navré
Passage emprunté autrefois par les condamnés qui allaient subir leur peine place Foire le Roy, ancienne place du Pilori. On peut y voir les murs extérieurs de deux maisons à pans de bois dont une qui possède un encorbellement très prononcé et qui se repose sur la maison voisine.
L’origine du nom de cette venelle vient probablement de ce désespoir que ressentaient les condamnés qui arrivaient au pilori ou bien alors d’une enseigne représentant un cœur percé d’une épée que l’on pouvait trouver dans l’actuelle rue Colbert tout près de l’entrée du passage.

9. L’éléphant Fritz

En Juin 1902, le cirque Barnum s’installe au Champ de Mars à Tours. Fritz, 80 ans, l’un des 16 éléphants du cirque est soudain pris de folie furieuse en traversant une place. On dut l’abattre et il fut offert au muséum municipal. Naturalisé à Nantes, il revient à Tours le 4 mai 1903. Il est d’abord exposé au muséum d’histoire naturelle puis intègre l’Orangerie du Palais des Archevêques (actuel musée des Beaux Arts) 7 ans plus tard.

English version


1. The Synagogue
N° 37 rue Parmentier. Inaugurated in 1908. It was a gift from the Parisian billionaire Daniel Osiris in 1906 which allowed the architect Victor Tondu to build a particularly beautiful and roomy synagogue at this address. It is also home to the rabbi. Its architectural influence is mostly Eastern married with an art nouveau style. Since its opening there have been no modifications apart from the stained glass. The railing is in the spirit of 1900, on the tympanum of the entry door are carved the Tables of the Law.

2. The Manor (116 Boulevard Béranger)
This private mansion, built between 1884 and 1885, is the most surprising of the boulevard. It is of neo-gothic style and was built by Stephen Sauvestre, architect of the Eiffel factory. This residence, property of the Gouïn banking family, astonishes by the materials employed. The red briquette is not generally used in our area, the local tufa stone being preferred. Until a few years ago the Faculty of Law occupied these buildings.

3. Cité Mame
Founded in 1796 and developed by its descendants, the “Maison Mame” – an important printing works during the second half of the 19th century - was able to carry out all aspects of book production and diffusion. Mame was then regarded as an industrial and social model, thus securing the esteem and the recognition of its personnel. It represents the paternalism of the epoch.
Between 1860 and 1875, Alfred Mame founded the Mame City, a small island of 62 individual houses of identical aspect with private garden to the back and arranged around a public garden. These houses, located not far from the company premises, were rented to the personnel of the printing works for a totally nominal sum. The Mame family decided to resell the houses to their occupants in 1963 and the city was integrated into the public domain in 1970
   
4. L’Etoile Bleue (15 rue du Champ de Mars)
Of the 30 licensed brothels in Tours in 1838, only the Etoile Bleue (Blue Star) building remains. Built about 1930, the entry is framed with red and blue ceramics of Art Deco inspiration. Inside one can see still a fresco painted by Jacquemin, a naked woman and three greyhounds. Local inhabitants petitioned to avoid its destruction. Today it houses the Jeune Chambre Economique (Junior Economic Chamber of Tours).

5. The “Démophiles”
In 1907, the Masonic lodge of the Démophiles transferred its temple from the rue Georges Courteline to the old chapel of the convent of Refuge built in the 19th century. When the law separating the Church and the State was passed, the sisters were expulsed and the buildings sold to the Démophiles lodge.
Newly restored, the façade shows a neo-renaissance decor attributed to Henri Varenne, a local sculptor. The pilasters and candelabra entwine with Masonic motifs (radiating triangle and the date 5907 put for 1907).

6. The Monster
Installed in the place du Grand Marché in 2004, this work by Xavier Veilhan was financed by a group of tradesmen and residents who wanted to create a fantastic character, a generic figure which could encourage and accommodate everyone’s imaginary projections. The Monster playfully brings up to date the heraldic figures formally present on the blazon of each city. The statue thus echoes the medieval past of the place where it is now installed

7. The facade of the Beaune Semblançey Mansion
There is an astonishing sight in the garden of Beaune Semblançay. The facade of a private mansion built on this site at the beginning of the 16th century. Its owner, Jacques de Beaune Semblançay, was a superintendent of finances to François 1st. The wall still visible belonged to the northern wing of the building, the central body has entirely disappeared but turning one can still admire a gallery on the ground floor as well as the chapel on the first floor.
The decoration of the remaining wall is typical French first Renaissance style. It is composed of grooved and cabled pilasters on the ground floor and decorated with rhombuses and slate medallions on the first floor; all with finely carved capitals.
The fountain with its basin carved in volcanic, Volvic rock and its pillar carved in marble offers an abundant decoration: one can recognize the emblem of Louis XII, the porcupine and the ermine “mouchetures” of Anne of Brittany.

8. Passage du coeur navré
This was the passage taken by prisoners on their way to the pillory, their place of punishment, the Foire du Roi square, Here one can see the sides of two timber-framed houses, one of which, leaning on its neighbour, has pronounced corbelling.
The name of this alley most likely comes from the despair felt by those on their way to the pillory or from the sign representing a heart pierced by a sword in today’s rue Colbert, close to the entry of the passageway.

9. Fritz the elephant
In June 1902, the Barnum Circus was installed at the « Champ de Mars » at Tours. Fritz, then 80 years old, one of the 16 circus elephants, suddenly went berserk while crossing the square. He had to be shot and was offered to the Municipal Museum. After the work of a taxidermist at Nantes, he returned to Tours on May 4th 1903. Exhibited first at the Natural History museum for 7 years, he was then moved to his present home, the Orangery at the Archbishop’s Palace (today the Fine Arts Museum). 

Photos


DOVIII L’éléphant Fritz La loge des Démophiles Le Monstre






     Cliquez sur les photos pour les agrandir


Avis des internautes

Personne n'a commenté cet article.
Ceci n'étant pas un forum, les commentaires doivent suivre le sujet et ne pas être trop long.
Nom :
Titre :
Email :
Commentaire(s) :