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Cet parcours propose d'aller à la rencontre des places de Tours, des plus intimes aux plus monumentales.








Les Places

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Pratique


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                      Distance                                         Durée                                       Difficulté

Commentaires


1. Place François Sicard
Son nom lui est attribué juste après la mort du sculpteur François Sicard (1862 – 1934) qui a notamment travaillé avec Victor Laloux au programme sculpté de l’hôtel de ville. C’est le paysagiste Buhler qui est chargé de dessiner un jardin dit « à l’Anglaise » à la fin du 19ème siècle. On peut y voir deux monuments. Tout d’abord stèle en mémoire d’Honoré de Balzac né à Tours en 1799 dans l’actuelle rue Nationale. Il y avait autrefois une statue de Balzac à Tours mais elle a été fondue durant la deuxième guerre mondiale. En 1999, à l’occasion du bi-centenaire de la naissance de Balzac, on demanda à Monsieur Viard artisan verrier de réaliser cette stèle. Un peu plus loin, la statue représente Michel Colombe sculpteur de la fin du 15ème siècle, installé à Tours et qui a travaillé à la réalisation du tombeau des enfants d’Anne de Bretagne et de Charles VIII que l’on peut voir à l’intérieur de la cathédrale St Gatien.
A voir au n° 15, l’hôtel Liébert de Nitray, demeure construite en 1781 en pierre de tuffeau.

2. Place Grégoire de Tours
Située à l’arrière de la cathédrale, on se retrouve ici aux fondations de la ville romaine, à l’intérieur de la cité fortifiée dénommée cité de Tours. L’amphithéâtre se trouvait là à deux pas, on peut encore en voir le tracé en suivant cette petite rue en arrondi appelée rue du Général Meusnier. On se trouve également face au bâtiment 12ème siècle du Palais des Archevêques remanié au 16ème par Monseigneur Martin de Beaune Semblançay qui le transforme en tribunal ecclésiastique. C’est du petit balcon qu’on lisait les jugements du tribunal. Son décor est typiquement Renaissance avec sur un côté la présence du blason des Beaune Semblançay.
En face, maison canoniale datée du 15ème siècle. Les chanoines étaient tenus de vivre dans la clôture (territoire réservé à la vie religieuse). En face, une autre de ces maisons que l’on a baptisée « Justice les bains » parce que construite à l’emplacement de thermes ayant appartenu à une villa gallo-romaine
Le chevet de la cathédrale est quant à lui daté du 13ème siècle et construit dans le plus pur style gothique rayonnant. La partie haute au niveau des fenêtres hautes a fait l’objet d’une restauration récente tant en ce qui concerne la maçonnerie que les verrières qui sont d’origine de la construction.

3. Place Foire le Roy
On dit que son nom vient des taxes perçues sur les marchandises par le roi Jean II le Bon au 14ème siècle lors des foires qui se tenaient sur cette place. Cet argent servait à la construction de la muraille entourant la ville. Plus tard, au 16ème siècle, François 1er accorda la Franchise d’impôts sur cette place. Mis à part les spectacles de rues auxquels on pouvait assister, cette place possédait un pilori et les sentences de mort y étaient appliquées. Côté Loire on peut voir quelques beaux spécimens de maisons à pans de bois datant du 15ème siècle ainsi qu’un hôtel particulier appelé Babou de la Bourdaisière du nom de son propriétaire au 16ème siècle.

4. Place des Carmes
Baptisée ainsi en souvenir du couvent des Carmes institué à Tours au 12ème siècle. A l’angle de la place, l’église St Saturnin était l’église du couvent voisin.
La place se trouve à l’emplacement de l’ancienne poissonnerie qui traite le poisson pêché dans la Loire, tout près se trouvaient également les quartier des tanneurs et des bouchers.
On peut également voir le siège des Compagnons du Devoir. Autrefois appelées cayennes, ces maisons de compagnons offraient le gîte et le couvert aux aspirants réalisant leur « Tour de France ». Elle était gérée par une femme, la « Mère ». Le compagnonnage fait partie intégrante de la vie Tourangelle. Trois maisons de compagnons sont présentes en ville ainsi que le très prestigieux musée du Compagnonnage à voir absolument.

5. Place Plumereau
La place doit son nom à Monsieur Charles Plumereau, conseiller municipal, propriétaire dans le quartier de maisons qu’il va léguer à la ville. Auparavant, la place portait le nom de Carroi aux chapeaux car on y vendait des fleurs fraîches pour couronner les couvre-chefs.
On peut y voir un très bel ensemble de maisons à pans de bois du 15ème siècle ayant appartenu à des marchands. Nous sommes en effet ici non loin de la Basilique St Martin, pèlerinage très fréquenté au Moyen-Age et donc source de revenus pour les commerçants du quartier.
Faisant partie du quartier sauvegardé de Tours protégée par la loi Malraux, la place a fait l’objet d’une très grosse restauration au début des années 1960. En 1983, on creuse le centre de la place alors occupée par un parking et on décide d’en faire un place piétonne. Il en va de même pour tout le quartier.

6. Place du Grand Marché
C’est une des places les plus anciennes et autrefois la plus grande de la ville. Elle était occupée par le carroi aux herbes et le marché au beurre. Elle inaugure en 1518 sa fontaine offerte par Jacques de Beaune Semblançay, actuellement visible dans le jardin du même nom. C’est une œuvre moderne qui a maintenant pris sa place. Installée en 2004 elle a été commanditée par un groupe de commerçants et de riverains. Son auteur est Xavier Veilhan. Celui-ci a voulu créer un personnage fantastique, une figure générique qui pourrait susciter autant qu’accueillir les projections imaginaires de chacun.
La place du Grand Marché était bordé de maisons de caractère. On peut encore voir le portail de la Trésorerie de St Martin (situé face à la rue des 3 écritoires). C’est un bâtiment plutôt étroit de style gothique et constitue le dernier vestige de ce lieu où les chanoines de St Martin percevaient le droit d’entrée dans la cité.

7. Place Notre Dame la Riche
Au 12ème siècle, l’église Notre Dame la Pauvre devient Notre Dame la Riche. Il en reste la crypte. L’église actuelle a été reconstruite au 15ème siècle et restaurée au 19ème siècle.
A l’arrière, sur la place, maison dite de la messe de 11 heures. C’est un ancien logis de vicaires construit grâce à la générosité des fidèles de la messe de 11 heures.

8. Place Jean Jaurès
La Place Jean Jaurès appelée autrefois la place des Portes de Fer entre dans le processus de réorientation de la ville vers ces quartiers neufs dans cette deuxième moitié du 19ème siècle.
Deux grands édifices publics vont y être construits :
Le Palais de Justice que l’on doit à Jacquemin père et fils est semblable à tous les autres palais de justice du pays construits à cette époque. Son aspect est celui d’un temple grec à colonnade dorique symbolisant la rectitude de la Justice.
En réponse, l’hôtel de ville Tours, œuvre de Victor Laloux, construit entre 1897 et 1904. Celui-ci est conçu comme un véritable « palais municipal » qui fait la part belle au programme sculpté de sa façade. Le message est clair, c’est l’affirmation de l’autorité municipale, l’exaltation des vertus républicaines et patriotiques ( allégories des frontons des deux pavillons latéraux de gauche à droite symbolisant la Force , le courage, la Vigilance et l’Education).

English version


1. Place François Sicard
This name was attributed to the Square just after the death of the sculptor François Sicard (1862 – 1934) who had worked with Victor Laloux on the sculpted parts of the town hall. The landscaper Buhler was commissioned to design a garden in the English style at the end of the 19th century. Two monuments can be seen. First of all, a stele in memory of Honoré de Balzac, born in Tours in 1799 in today’s rue Nationale. There used to be a statue of Balzac but it was melted down during the Second World War. In 1999, on the bi-centenary of Balzac’s birth, the master glass craftsman Monsieur Viard was asked to create this stele. A little further on, the statue represents Michel Colombe, a 15th century sculptor responsible for the tomb of the children of Anne of Brittany and Charles VIIIth that can be seen inside the St Gatien cathedral.
And at N° 15 in this square is the Hotel Liebert de Nitray, built in 1781 in tufa stone.

2. Place Grégoire de Tours
Located at the back of the cathedral, here we find the foundations of the Roman city, inside the walled city, then called the city of Tours. The amphitheatre was here, one can still see its layout while following this small curved street called “rue du Général Meusnier”. One is also in front of the 12th century building of the Archbishop’s Palace, modified in the 16th century by Monseigneur Martin of Beaune Semblançay who transformed it into an ecclesiastical court. The judgements of the court were read from the small balcony. Its decoration is typically Renaissance with on one side the blazon of Beaune Semblançay.
Opposite is a 15th century canonical house. The canons were supposed to live in the close (territory reserved for the religious life). Opposite, one can see another of these houses known as the “Justice of the baths” because it was built on the site of thermal baths belonging to a Gallo-Roman villa.
The apse of the cathedral dates from the 13th century and is built in the purest radiant Gothic style. The upper part on the level of the high windows was the subject of a recent restoration with regard to masonry while the stained glass is original.
   
3. Place Foire le Roy
The name is said to come from the taxation raised on all goods by King John II in the 14th century at the time of the fairs which were held on this square. This money was used for the construction of the wall surrounding the city. Later, in the 16th century, François 1st granted a freedom from taxes within this square. Apart from the street spectacles at which one could assist, this square had a pillory and the death sentences were carried out here. On the Loire side, one can see some beautiful timber framed houses dating from the 15th century as well as a private mansion called Babou de la Bourdaisière after the name of its owner during the 16th century.

4. Place des Carmes
Named after the Carmelite convent present in Tours during the 12th century. At the corner of the square, the church of St Saturnin was the church of the neighbouring convent.  The square is on the site of the old fish shop which sold fish from the Loire, very close to the tanners’ and the butchers’ quarter.
Here one can also see the office of the “Compagnons du Devoir’ (a trade guild). Formerly called cayennes, these houses of artists and craftsmen offered lodging and food to the candidates undertaking their “tour of France”. It was managed by a woman, the “Mother”. The trade-guild forms an integral part of life in Tours. Three houses of companions are present in the city as well as the very prestigious museum of the Trade-guild (Le musée du Compagnonnage): definitely worth the visit.   

5. Place Plumereau
The square owes its name to Mr Charles Plumereau, member of the city council, property owner in the district which he bequeathed to the city. Previously, the square bore the name of “Carroi aux chapeaux” because fresh flowers to decorate hats were sold here.
A very beautiful group of 15th century timber-framed houses can be seen here, formerly belonging to merchants. We are not far from the Basilica St Martin, a very popular pilgrimage site in the Middle Ages and thus a source of income for the tradesmen of the district
Part of the preserved sector of Tours protected by the law Malraux, the square was the subject of a major restoration at the beginning of the 1960’s. In 1983, the centre of the square, then occupied by a car park, was excavated and it was decided to make a pedestrian area. The whole district is now a pedestrian precinct.   

6. Place du Grand Marché
This is one of the oldest squares and formerly the largest in the city. It was occupied by the “carroi aux herbes” and the butter market. In 1518 the fountain offered by Jacques de Beaune Semblançay was inaugurated: currently visible in the garden of the same name. A modern work has now taken its place. Installed in 2004, it was financed by a group of tradesmen and residents. It is the work of Xavier Veilhan, who wanted to create a fantastic character, a generic figure which could encourage and accommodate everyone’s imaginary projections.
The square “du Grand Marché » is bordered by houses of character. One can still see the gate of the Treasury of St Martin (located in front of the “rue des 3 écritoires” – (street of the 3 inkstands). It is a rather narrow building of Gothic style and constitutes the last vestige of this place where the canons of St Martin received the entry taxes to the city.

7. Place Notre Dame la Riche
In the 12th century, the Notre Dame la Pauvre church became Notre Dame la Riche. The crypt remains. The current church was rebuilt in the 15th century and was restored in the 19th century. To the back, on the square, is the house known as the 11 o’clock mass house. It is an old vicar’s house built thanks to the generosity of the faithful of the 11 o’clock service.

8. Place Jean Jaurès
The “Place Jean Jaurès” formerly called the “place des Portes de Fer” (Iron Doors Square) dates from the process of reorientation of the city towards these new districts in this second half of the 19th century.
Two large public buildings are built here: 
- The Law courts; built by Jacquemin father and son, are similar to all the other country law courts built at that time. Its aspect is that of a Greek temple with Doric colonnade symbolizing the straightness of Justice.
- In response, Tours town hall, the work of Victor Laloux, built between 1897 and 1904. This was conceived as a true “municipal palace” which strikes a beautiful pose with its sculpted frontage. The message is clear, it is the assertion of the municipal authority, the exaltation of the republican and patriotic virtues (allegories of the pediments of the two side pavilions from left to right symbolizing Force, Courage, Vigilance and Education). 

Photos


Fontaine de Beaune Place du grand marché Place Plumereau 






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