| Luynes, entre château et coteau |
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Commentaires1. Ancien Hôtel-Dieu et sa grange Construit entre 1680 et 1683, à l’initiative du Duc de Luynes, le nouvel hôpital comprend une chapelle, une salle des malades, un couvent et plusieurs salles annexes. Les soins sont dispensés par des religieuses. En 1977, un hôpital moderne est construit, l’ancien hospice est alors transformé en logements sociaux. La grange qui jouxte les hospices est rachetée fin 17ème siècle pour agrandir le domaine devenu trop étroit. Elle servait à remiser les substances nécessaires au fonctionnement des lieux, en particulier le bois. 2. les Halles et la maison à pan de bois Les Halles furent bâties au cœur du village courant 15ème siècle en bois de chêne de récupération et accueillaient le marché deux fois par semaine. Une travée ainsi qu’une partie close et couverte ont été détruites en 1913. Non loin de là vous pouvez voir une maison à pan de bois datée du 15ème siècle. Elle témoigne de l’essor économique du village notamment avec l’arrivée de riches marchands soyeux suivis par les artisans passementiers et les commerçants. A remarquer la statue de Saint Jacques nous rappelant que Luynes est l’aboutissement de la route arrivant de Bretagne et menant à Tours. 3. Château de Luynes Demeure féodale construite aux 12ème et 13ème siècles à flanc de coteau. Le domaine est protégé naturellement à l’ouest et au sud par le talus, le nord et l’est étant séparés du plateau par de profondes douves sèches. La seigneurie est achetée en 1619 par Charles d’Albert, seigneur de Luynes en Provence et favori de Louis XIII. Le logis refait au 16ème et 17ème siècles est restauré au 19ème et 20ème siècles. 4. Prieuré de St Venant L’occupation du site remonte à l’époque gallo-romaine où il portait le nom de Malliacum. Cet habitat occupait toute la partie est du plateau dominant la ville actuelle de Luynes. Certains bâtiments semblent avoir été fort grands, l’aqueduc en était un des points d’alimentation d’eau. A la fin du 11ème siècle, les terres ainsi que l’église sont offertes à l’abbaye de Marmoutier ( fondée par St Martin fin 4ème siècle) qui l’administrera jusqu’au 16ème siècle. A la révolution française, les bâtiments sont vendus par lots. Le domaine sera reconstitué courant 19ème siècle grâce à un acheteur qui acquérra les différentes parcelles. Cette propriété est toujours privée, une partie est aménagée en gîte. 5. Aqueduc Probablement construit entre le 2ème et le 4ème siècle, il servait à compléter l’alimentation en eau de la zone d’habitation Malliacum. Le captage des sources situées en hauteur est nécessaire pour approvisionner une piscine et des bains. En tout, il y avait 300 mètres d’arches visibles prolongées sous terre sur 1 km. La construction de ces arches a été rendue nécessaire de façon à franchir un légère dépression de terrain. 6. Vue sur la vallée de la Loire Du haut du coteau, nous avons une magnifique vue sur la Loire et sa rive gauche. Rappelons qu’à hauteur de Luynes, la Loire et son affluent le Cher coulent à très peu de distance l’un de l’autre, la confluence se situant près de Villandry à quelques kilomètres seulement à vol d’oiseau de Luynes ! 7. Château de Chatigny L’origine du domaine de Chatigny remonte à l’époque gallo-romaine. Le château est construit en grande partie sur des murs antiques. Il est composé de deux ailes disposées en équerre . Les parties les plus anciennes remontent au 15ème siècle et sont construites dans les parties hautes de briques et de pierres formant un damier irrégulier. Le château a été plusieurs fois remanié, en particulier au milieu du 19ème siècle. Après 1946, les nouveaux propriétaires s’attachèrent lors des dernières restaurations à respecter l’architecture médiévale des lieux. Propriété privée. 8. Les levées En 1154, Henri II Plantagenêt devenait roi d’Angleterre, mais il était déjà Comte d’Anjou et de Touraine ! C’est à son initiative qu’ont été construites les levées de Loire également appelées turcies signifiant buttes de terre. Leur but était bien sûr de protéger les habitations, les populations et les voyageurs des crues de la Loire. Depuis, la Loire coule entre deux murs de terre longs de 500 km entre Briare et l’océan. Cela n’a pas empêché la Loire de briser les levées à plusieurs reprises notamment au 19ème siècle en 1846, 1856 et 1866. Parallèlement aux chantiers de construction et à l’extraction de la pierre de tuffeau, la population vivait ici des cultures maraîchères, fruitières et du vin. L’été était consacré à l’agriculture et au vignoble, l’hiver, ils devenaient carriers. En effet c’était pendant la saison froide que la Loire avait un débit suffisant pour permettre un trafic important. De plus, en atmosphère humide, la roche se casse plus facilement. 9. Habitations troglodytiques L’habitation troglodytique voit ses origines remonter aux temps préhistoriques où de simples cavités étaient creusées dans la roche. Ces caves ont d’abord servi de simples refuges puis se sont transformées en véritables lieux d’habitation organisés. A la Renaissance, l’essor économique et la présence des rois de France dans notre région entraînent la résurgence de l’habitat troglodytique ruiné pendant un siècle de destructions. La construction des châteaux nécessite des matériaux, les cultivateurs deviennent aussi des carriers, les falaises sont creusées pour en extraire notre pierre de tuffeau. Il existe deux sortes d’habitats troglodytiques de coteau : La cave demeurante entièrement creusée dans la roche, on peut observer les fenêtres se décliner le long du coteau. L’habitation semi-troglodytique, à mi chemin de la maison traditionnelle, relègue la cavité à un espace secondaire ( cave, arrière cuisine, espace de rangement ), c’est la partie maison qui devient le véritable espace vie. Ce type d’habitation se développe plus au 19ème siècle.
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