| Saint-Cyr, un balcon sur Loire |
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Cliquez sur l'image pour l'agrandir CommentairesOccupées depuis le néolithique, les rives de la Loire constituent un lieu d’habitat privilégié. De grandes villae romaines orientées au sud s’installent sur le plateau. L’agriculture ainsi que la vigne sont les deux activités principales dès le moyen-âge et la Loire permet l’exportation du vin. De nos jours la vigne a pratiquement disparu, il en est de même pour l’élevage. Au 19ème siècle St Cyr devient une banlieue résidentielle de Tours où l’industrie est implantée sur les bords de la Loire avec des fours à chaux, des fonderies et une fabrique de blanc de céruse. 1. La rue Nationale C’est la grande percée nord-sud de la ville de Tours que l’on retrouvera à la fin du parcours avec un passage sur la tranchée au nord de la Loire. Les travaux commencent en 1757. Elle était composée de grandes maisons en pierre de tuffeau et aux façades régulières ( que l’on peut encore voir dans la partie sud de la rue). Après s’être appelée entre autre Rue Royale, on la baptise rue Nationale en 1870. En 1940, suite à un bombardement, un incendie détruit environ les deux tiers de la rue. La reconstruction aura lieu dans les années 50. C’est dans cette rue qu’est né Honoré de Balzac à l’emplacement du numéro 53. 2. La rue Colbert Voie relativement rectiligne, elle reprend une ancienne voie romaine et devient la Grand rue au moyen-âge, lien entre deux villages séparés : la cité de Tours gallo-romaine à l’est et le bourg St Martin devenu Châteauneuf à l’ouest. Dans la partie ouverte à la circulation, on peut admirer aux n° 25 et 27, deux belles maisons à pans de bois datant de la fin du 15ème siècle. Leur couleur orangée respecte les couleurs employées à l’époque de leur construction. Elles appartenaient à de riches marchands comme celle un peu plus loin qui porte l’enseigne « A la pucelle armée ». A cet emplacement Jeanne D’Arc aurait fait fabriquer son armure. Dans la partie semi-piétonne, ne pas manquer l’étroit passage du cœur navré (juste avant la place Foire le Roy) rue étroite typiquement médiévale empruntée jadis par les condamnée aux pilori et autres supplices. 3. Le Pont de fil Pont pittoresque et très fréquenté par les piétons et cyclistes. C’est le moyen de traverser la Loire en profitant de son paysage. Cette passerelle dont le vrai nom est pont de St Symphorien a été construit et inauguré en 1847. Sa longueur est de 350 mètres. C’est une société privée qui est créée pour financer le projet ce qui signifie qu’on devait s’acquitter d’un petit droit de passage pour l’emprunter. Le pont de fil a été dressé tout près du vieux pont commandité par Eudes Comte de Blois au 11ème siècle. On peut en voir les vestiges constitués d’amas de pierres et de pieux de bois, surtout l’été. Sur l’île Aucard, que traverse le pont, le syndicat des eaux de Tours a installé sa station de pompage d’eau potable. Celle-ci est tirée à 80 mètres sous les limons et les sables du fleuve. Elle donne un production d’eau d’excellente qualité. 4. Promenade sur les bords de Loire En contrebas des quais du 18ème siècle, un petit chemin suit le cours de la Loire. De là on peut apprécier le paysage ligérien composé d’îles en végétation et de bancs de sable. Le 30 novembre 2000, la Loire est classée au patrimoine mondial de l’Unesco en tant que paysage culturel vivant. Le parcours classé s’étend sur 280 km entre Sully-sur-Loire (Loiret) et Chalonnes-sur-Loire (Maine et Loire). Cela touche 4 départements et 160 communes. Bien que la Loire soit humanisée depuis très longtemps, son cours est resté « sauvage » et elle possède un riche patrimoine floristique et faunistique. Au fil de votre balade et suivant les saisons, vous aurez peut-être la chance d’observer un héron cendré, une aigrette garzette ou bien encore les cormorans si facilement reconnaissables à la façon dont ils étendent leurs ailes pour les sécher. Sinon à partir d’avril ce sont les colonies de sternes qui viennent nicher sur les bancs de sables. Vous les verrez évoluer juste au dessus de la surface de l’eau à la recherche de leur nourriture. 5. Eglise Ste Julitte L’église Ste Julitte montre quelques éléments romans du 12ème ou 13ème siècle mais elle est essentiellement de style gothique flamboyant et Renaissance. A l’intérieur, dans le bras sud du transept on peut lire une inscription indiquant que les mariniers de Loire ont offert la construction de la voûte de cette église. Un de leurs saints patrons était St Clément. 6. Beauvoir (n°6 et 8) Comme un certain nombre de grande demeures de Saint Cyr sur Loire, elle est construite fin 19ème, début 20ème siècle. Elle est assez austère côté rue mais raffinée en façade et domine un parc à la française. De cette rue de Beauvoir, belle vue sur la Loire et la ville de Tours juste en face. 7. Parc de la Péraudière, hôtel de ville Dominant la Loire, cette propriété bordée au nord et au sud par un parc public est achetée par la ville en 1981 afin d’y installer la mairie. Cet édifice est composé de cinq parties distinctes. Au nord-ouest on peut reconnaître une vieille demeure du 15ème siècle avec une tourelle en encorbellement. Au 18ème siècle la Péraudière est une closerie établie au milieu d’un vignoble comme la plupart des propriétés du coteau. L’essentiel de la bâtisse est reconstruit courant 19ème siècle. Enfin, en 1988, on ajoute une annexe moderne semi-circulaire au nord-ouest. 8. Parc et demeure de la Tour Construite au 15ème siècle, cette demeure est profondément remaniée au 19ème siècle. Elle a appartenu à un certain Monsieur Hoppenot, neveu d’Alfred Mame, le très connu imprimeur tourangeau. Une tourelle de briques et pierres dont le crénelage date du 19ème siècle sépare le bâtiment ancien à haut pignon et un commun moderne. Cet édifice est entouré d’un parc de près de deux hectares devenu maintenant public. 9. Centre hippique de la Grenadière Le château de la Grenadière est construit durant la seconde moitié du 19ème siècle de briques et pierres avec toit à la Mansard. Le parc et le jardin ont été dessinés par Eugène Bühler vers 1870. Au sud du parc du château de la Grenadière, se trouve une ancienne closerie, demeure si magnifique qu’un grand personnage vient y habiter : Honroré de Balzac en 1830 loue la maison pour 6 mois. Il est alors accompagné de Madame de Berny. Voilà comment il décrit la maison : « La Grenadière… est l’un de ces vieux logis âgés de deux ou trois cent ans qui se rencontrent en Touraine dans chaque jolie situation » 10. Rue Groison Elle tire son nom d’une source appelée « Grainason ». Cette fameuse ou légendaire source s’écoulait en serpentant le long de la rue pour rejoindre la Loire. La clinique St Grégoire et son parking couvrent la totalité de l’ancienne résidence Boisdenier et le ruisseau Groison est visible par endroits dans le fossé longeant la rue.
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