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Pratique


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Commentaires


1. La cathédrale Saint Gatien
Il y a toujours eu un édifice religieux bâti à cet emplacement depuis l’arrivée de la religion chrétienne courant 3ème siècle. Au 12ème siècle on bâtit une cathédrale de style roman remplacée au 13ème siècle par une construction gothique. Quatre siècles d’architecture se côtoient dans la construction de St Gatien sans prendre en considération les fondations des deux tours de façade d’origine gallo-romaine. Celles ci sont encore visibles au pied de la tour nord ( portion du mur d’enceinte ainsi qu’une base de tour de guet). Le chevet de la cathédrale a été construit dans le plus pur style gothique rayonnant du 13ème siècle et est toujours équipé de ses vitraux d’origine. La nef en partie terminée au 15ème siècle voit son répertoire décoratif glisser vers le style dit gothique flamboyant parce que les formes en pointes ressemblent étrangement à des flammes. Quant à la façade, c’est un décor lui aussi purement flamboyant plaqué sur les tours du 12ème siècle, le tout couronné par deux lanternons de style 1ère Renaissance Française.
Au côté nord, voir le cloître de la Psalette mi-Gothique, mi-Renaissance dont une partie de la galerie a disparu au début du 19ème siècle.

2. La Loire
Elle a toujours été un élément essentiel pour comprendre le développement de la ville mais ce fut également un axe fluvial de transport et de commerce vital pour l’économie de la ville jusqu’au 19ème siècle. La navigation y était complexe en raison des variations de débit et des bancs de sable se déplaçant d’une année sur l’autre.
Le 30 novembre 2000, la Loire est classée au patrimoine mondial de l’Unesco en tant que paysage culturel vivant. Le parcours classé s’étend sur 280 km entre Sully-sur-Loire (Loiret) et Chalonnes-sur-Loire (Maine et Loire). Cela touche 4 départements et 160 communes. En traversant le pont de fil et suivant les saisons, vous aurez peut-être la chance d’observer un héron cendré, une aigrette garzette ou bien encore les cormorans si facilement reconnaissables à la façon dont ils étendent leurs ailes pour les sécher. Sinon à partir d’avril ce sont les colonies de sternes qui viennent nicher sur les bancs de sables en contrebas du pont. Vous les verrez évoluer juste au dessus de la surface de l’eau à la recherche de leur nourriture.
Le pont  de fil est une passerelle très fréquentée par les piétons et cyclistes. C’est le moyen de traverser la Loire en profitant de son paysage. Cette passerelle dont le vrai nom est pont de St Symphorien a été construit et inauguré en 1847. Sa longueur est de 350 mètres. C’est une société privée qui est créée pour financer le projet ce qui signifie qu’on devait s’acquitter d’un petit droit de passage pour l’emprunter. Le pont de fil a été dressé tout près du vieux pont commandité par Eudes Comte de Blois au 11ème siècle. On peut en voir les vestiges constitués d’amas de pierres et de pieux de bois, surtout l’été

3. Le pont Wilson et la percée 18ème siècle.
Les Tourangeaux appellent familièrement ce pont « le pont de pierre ». Il est long de 434 mètres et est constitué de 15 arcades. Il fut construit entre 1765 et 1779 à l’époque où le roi avait voulu cette nouvelle route d’Espagne qui passait par Tours. Il subit quelques aléas au cours de l’histoire. Dès 1777 deux piles sont emportées par les glaces. En 1789, les quatre arches côté nord s’écroulent. En juin 1940, l’armée française fait sauter une pile, les allemands construisent une passerelle qui saute en 1944 avec trois autres piles. Enfin, un beau matin d’avril 1978, c’est tout une partie du pont qui s’effondre. La ville de Tours est privée d’eau pendant plusieurs jours.
Cette route d’Espagne est la grande percée nord-sud de la ville de Tours. Les travaux commencent en 1757. Elle était composée de grandes maisons en pierres de tuffeau aux façades régulières (que l’on peut encore voir dans la partie sud de la rue). Après s’être appelée entre autre Rue Royale, on la baptise rue Nationale en 1870. En 1940, suite aux tirs français, un incendie se déclenche détruisant environ les deux tiers de la rue. La reconstruction aura lieu dans les années 50.

4. Le Vieux Tours
Ancien Bourg St Martin devenu Châteauneuf, c’est un village de commerçants qui se développe grâce à la présences des reliques de St Martin. C’est tout d’abord le quartier canonial de St Martin, habité, géré par ses religieux qui ont obtenu ce privilège de frapper la monnaie de Tours. A la fin du 15ème siècle, la présence du roi Louis XI à Plessis-les-Tours favorise à nouveau l’artisanat et décide de fonder une manufacture royale du tissage de la soie. Cette industrie deviendra prépondérante à la Renaissance.
On peut voir, sur la Place Plumereau, un très bel ensemble de maisons à pans de bois du 15ème siècle ayant appartenu à des marchands.
Dans les ruelles adjacentes, l’architecture est riche, demeures et hôtels particuliers de toutes les époques se côtoient.
Nous sommes également au sein du secteur sauvegardé de Tours protégé par la loi Malraux. Le quartier a fait l’objet d’une très grosse restauration dès le début des années 1960. En 1983, on décide d’en faire un quartier piéton qui devient emblématique de la vie nocturne de la ville de Tours

5. Saint Martin
En arrivant rue des Halles, on peut voir d’une part un édifice moderne. C’est la basilique de Victor Laloux bâtie à la fin du 19ème siècle. Son architecture s’inspire des basiliques paléochrétiennes et byzantines d’Italie. Son style est qualifié de romano-byzantin et elle comporte un dôme de style Renaissance. Bâtie à l’emplacement du tombeau de Saint Martin, vous pouvez toujours y voir à l’intérieur de la crypte les reliques du Saint.
D’autre part il est difficile de manquer ces deux tours construites de part et d’autre de la rue et qui ont fait jadis partie d’un même édifice : La Tour de l’Horloge et la Tour Charlemagne. Elles constituaient une collégiale de grande taille construite entre le 11ème et le 13ème siècle à l’initiatives des chanoines de St Martin pour accueillir les milliers de pèlerins se rendant sur le tombeau du Saint pour vénérer ses reliques.

6. La rue Colbert
Voie relativement rectiligne, elle reprend une ancienne voie romaine et devient la Grand rue au moyen-âge, lien entre deux villages séparés : la cité de Tours gallo-romaine à l’est et le bourg St Martin devenu Châteauneuf à l’ouest. Dans la partie ouverte à la circulation, on peut admirer aux n° 25 et 27, deux belles maisons à pans de bois datant de la fin du 15ème siècle. Leur couleur orangée respecte les couleurs employées à l’époque de leur construction. Elles appartenaient à de riches marchands comme celle un peu plus loin qui porte l’enseigne « A la pucelle armée ». A cet emplacement Jeanne D’Arc se serait fait fabriquer son armure. Dans la partie semi-piétonne, ne pas manquer l’étroit passage du cœur navré (juste avant la place Foire le Roy) rue étroite typiquement médiévale empruntée jadis par les condamnée aux pilori et autres supplices.

7. Hôtels particuliers de la rue Emile Zola
L’architecture du 18ème siècle n’est pas dominante à Tours. Elle correspond à une période où la croissance de la ville devient plus lente laissant également de l’espace pour des bâtiments plus importants en taille.
Dans cette rue Emile Zola on peut voir :
Longs immeubles à pavillons d’angle en bossage couronnés de frontons triangulaires qui ouvrent la rue. Réalisés par l’architecte Jacquemin.
Hôtel Bacot de Romand (n°39). La partie centrale est datée du 17ème, les ailes sont 18ème. Le fronton est timbré du monogramme des premiers propriétaires.
L’Hôtel Mame (1768 et 1770) construit pour Gilles Lefebvre de Montifrais, négociant. Son décor est opulent, admirer l’allégorie du commerce au fronton. Plus tard, il a appartenu à Mame, imprimeur.

8. Place Jean Jaurès et mails Heurteloup et Béranger

La Place Jean Jaurès appelée autrefois la place des Portes de Fer entre dans le processus de réorientation de la ville vers ces quartiers neufs dans cette deuxième moitié du 19ème siècle.
Deux grands édifices publics vont y être construits :
Le Palais de Justice que l’on doit à Jacquemin père et fils est semblable à tous les autres palais de justice du pays construits à cette époque. Son aspect est celui d’un temple grec à colonnade dorique symbolisant la rectitude de la Justice.
En réponse, l’hôtel de ville Tours, œuvre de Victor Laloux, construit entre 1896 et 1904. Celui-ci est conçu comme un véritable « palais municipal » qui fait la part belle au programme sculpté de sa façade. Le message est clair, c’est l’affirmation de l’autorité municipale, l’exaltation des vertus républicaines et patriotiques ( allégories des frontons des deux pavillons latéraux de gauche à droite symbolisant la Force, le courage, la Vigilance et l’Education).
De part et d’autre de la place, départ des boulevards Béranger et Heurteloup tracés à l’emplacement des dernières enceintes de la ville détruites après l’arrivée du chemin de Fer. Ces quartiers neufs et spacieux vont attirer la haute bourgeoisie tourangelle qui se fera construire des demeures cossues le long de ces boulevards rectilignes munis d’une promenade centrale ombragée.

9. La Gare
Troisième monument commandé à Victor Laloux et édifié entre 1896 et 1898. Elle remplace les deux anciennes gares plus petites. Son architecture, typique des gares 19ème , est faite de pierre alliée au métal et au verre. Quatre statues de femmes assises sur les piliers personnifient les lignes ferroviaires desservies par le réseau du Paris-Orléans. De gauche à droite, Limoges, Bordeaux, Toulouse et Nantes.

English version


1. Saint Gatien Cathedral
Ever since the arrival of Christianity – during the 3rd century - there has been a religious edifice on this site. During the 12th century a Norman style cathedral was built, replaced during the 13th century by a Gothic construction. Four centuries of architecture are present in the construction of St Gatien, not counting the foundations of the two towers of the façade which are of Gallo-Roman origin. These are still visible at the foot of the north tower (part of the enclosing wall and  the base of the watch tower).The apse of the cathedral was built in the purest Gothic style of the 13th century and still has the original stained glass windows. The nave, part finished in the 15th century, shows the decorative repertory slipping towards the flamboyant Gothic style as the pointed forms bear a strange resemblance to flames. As to the façade, this too shows a pure flamboyant style, placed on the 12th century towers, all crowned with two lanternons in the first French Renaissance style.
On the North side, the mi-Gothic, mi-Renaissance Psalette (choir school) cloister, part of the gallery disappeared in the early 19th century. 

2. The River Loire
Always an essential element for understanding the development of the city, the Loire was also a vital axe of transport and commerce for the economy right up to the 19th century. Navigation was complicated, due to the variations in water levels and the sand banks that moved from one year to another.
On the 30th November 2000, 280 kilometres, from Sully-sur-Loire (in the Loiret) to Chalonnes-sur-Loire (in the Maine et Loire) were classed as a UNESCO World Heritage Site. This includes 4 departments and 160 communes. Crossing the river on the pedestrian bridge “le Pont de Fil” you might see – depending on the season – grey herons, egrets or cormorants – easy to recognise by their habit of stretching out their wings to dry. From April, colonies of sterns nest on the sand banks below the bridge. You will see them skimming the water surface in search of food.
The “Pont de Fil” is a popular crossing point for cyclists and pedestrians. It affords such a good view of the Loire. This footbridge, officially known as the St Symphorien Bridge was built and inaugurated in 1847. It is 350 metres long. Originally a private company was formed to finance its construction, which meant that a small toll had to be paid for the right to cross here. Built beside the old bridge financed by Eudes, Count of Blois in the 11th century, the wood piles and stones of the original bridge can still be seen in summer when the river is low.
   
3. The Wilson Bridge and the 18th century North-South route.
Known by the locals as the « Pont de Pierre » (the stone bridge), it is 434 metres long with 15 arcades. Built between 1765 and 1779 when the King wanted a direct route to Spain passing through Tours. It has an interesting history. In 1777 two piles were carried away by ice. In 1789 the four arches on the Northern side collapsed. In June 1940 the French army destroyed one pile; the Germans built a footbridge that was destroyed in 1944 along with three other piles. Finally, one bright morning in April 1978, a whole segment of the bridge crumbled into the Loire. The city of Tours was without water for several days.
This route to Spain made the North-South cut through the city of Tours. Work began in 1757. Lined by grand houses in tufa stone with regular facades (that can still be seen in the southern part of the street). Having been named – amongst others - the Royal street it was baptised the rue Nationale in 1870. In 1940, following bombardment by the French armed forces, a fire destroyed about two thirds of the street. Reconstruction took place during the 1950’s.

4. The “Old City”
The old Borough of St Martin became Châteauneuf, it was a village of tradesmen which developed thanks to the presence of the relics of St Martin. First of all it was the canonical district of St Martin, inhabited and managed by the monks who obtained the privilege of minting the currency at Tours. At the end of the 15th century, the presence of King Louis XI at Plessis-le-Tours again supported the craft industry and it was decided to found a royal silk weaving factory. This industry became dominant with the Renaissance.
A wealth of timber-framed houses is to be seen at the Place Plumereau, formerly the property of merchants.
In the adjacent lanes the architecture is rich: residences and private mansions from all the epochs are present.
This is also part of the safeguarded sector of Tours, protected by the Malraux law. The district was the subject of a major restoration project in the beginning of the 1960”s. In 1983, it was decided to make it a pedestrian district which has since become emblematic of the night life of the city of Tours

5. Saint Martin
Coming from the “rue des Halles” (Market street), one can see a modern building. It is the basilica built by Victor Laloux at the end of the 19th century. Its architecture takes as a starting point the Paleo-Christian and Italian Byzantines basilicas. Its style is described as Romano-Byzantine and it includes a Renaissance style dome. Built on the site of the tomb of Saint Martin, the relics of the Saint can still be seen inside the crypt.
It is difficult to miss the two towers built on both sides of the street - formerly part of the same building: The Clock Tower and the Charlemagne Tower. They constituted part of the large collegial Church built between the 11th and the 13th centuries at the initiative of the canons of St Martin, to accommodate the thousands of pilgrims visiting the tomb of the Saint to venerate the relics.

6. The “rue Colbert”
Relatively rectilinear, this road follows an old Roman way and became the main street during the Middle Ages, a link between two separate villages: the Gallo-Roman city of Tours in the east and the borough of St Martin (later Châteauneuf) in the west. In the part open to circulation, one can admire n°s 25 and 27, two beautiful timber-framed houses dating from the end of the 15th century. Their orange colour respects the colours employed at the time of their construction. They belonged to rich traders as did the building a little further on which carries the sign “A la pucelle armée” (“To the armed virgin”). On this site Joan of Arc had her armour made. In the semi-pedestrian part, don’t miss the narrow passage “du cœur navré » (just before the “place Foire le Roy ») a typically narrow medieval street formerly taken by the condemned to the pillory and other torments.

7. Private mansions in the rue Emile Zola
18th century architecture is not dominant in Tours. It corresponds to one period when the growth of the city became slower thus leaving space for larger, more important buildings. In the rue Emile Zola one can see:
Long buildings with corner houses with bosses crowned with triangular pediments which open onto the street. The work of the architect Jacquemin.
 (N°39).The Hotel Bacot de Romand The central part dates from the 17th, the wings are 18th century. The pediment has a stamped monogram of the first owners. The Hotel Mame (1768 and 1770) built for Gilles Lefebvre de Montifrais, a merchant. Its decoration is opulent; admire the allegory of trade on the pediment. Later, it belonged to Mame, the printer.

8. Place Jean Jaurès and the Heurteloup & Beranger boulevards
The “Place Jean Jaurès” formerly called the “place des Portes de Fer” (Iron Doors Square) dates from the process of reorientation of the city towards these new districts in the second half of the 19th century.
Two large public buildings are built here: 
- The Law courts; built by Jacquemin father and son, are similar to all the other country law courts built at that time. Its aspect is that of a Greek temple with Doric colonnade symbolizing the straightness of Justice.
- In response, there is Tours town hall, the work of Victor Laloux, built between 1897 and 1904. This is conceived as a true “municipal palace” which makes a beautiful stance with its sculpted frontage. The message is clear, it is the assertion of the municipal authority, the exaltation of the republican and patriotic virtues (allegories of the pediments of the two side pavilions from left to right symbolizing Force, Courage, Vigilance and Education).
From both sides of the square, run the Béranger and Heurteloup boulevards traced on the site of the last ramparts of the city destroyed after the arrival of the railway. These new and roomy districts attracted the local upper middle classes who had comfortable residences built along these rectilinear boulevards provided with a shaded central walk.

9. The Train Station
The third monument designed by Victor Laloux and built from 1896 and 1898, it replaced two smaller stations. The architecture, typical of the 19th century, allies stone with metal and glass. Four statues of women seated on the pillars personify the main destinations of the Paris-Orleans railway lines. From left to right: Limoges, Bordeaux, Toulouse and Nantes.

Photos


Le Pont Wilson La cathédrale Saint Gatien Vieux Tours 






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