| Un dimanche à la Gloriette |
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Commentaires1. Place Jean Jaurès La Place Jean Jaurès appelée autrefois la place des Portes de Fer entre dans le processus de réorientation de la ville vers ces quartiers neufs dans cette deuxième moitié du 19ème siècle. Deux grands édifices publics vont y être construits : Le Palais de Justice que l’on doit à Jacquemin père et fils est semblable à tous les autres palais de justice du pays construits à cette époque. Son aspect est celui d’un temple grec à colonnade dorique symbolisant la rectitude de la Justice. En réponse, l’hôtel de ville Tours, œuvre de Victor Laloux, construit entre 1897 et 1904. Celui-ci est conçu comme un véritable « palais municipal » qui fait la part belle au programme sculpté de sa façade. Le message est clair, c’est l’affirmation de l’autorité municipale, l’exaltation des vertus républicaines et patriotiques ( allégories des frontons des deux pavillons latéraux de gauche à droite symbolisant la Force , le courage, la Vigilance et l’Education). 2. Avenue de Grammont Route tracée au bord des marécages et qui fait suite au percement de la Tranchée et de l’actuelle rue Nationale, grand projet du 18ème siècle de la construction de la route d’Espagne. C’est sur cette avenue que pour la première fois les Tourangeaux ont pu assister en 1896 à l’arrivée du Paris - Tours, course cycliste faisant partie de grandes « classiques » On peut également voir l’église Saint Etienne, symbole du désir d’autonomie de la commune de Saint Etienne qui s’était développée aux portes de Tours et où s’installaient de nouvelles entreprises attirées par la proximité de la ville sans avoir à s’acquitter des mêmes taxes. La commune de Tours désirait depuis longtemps étendre ses territoires, le maire, excédé, a fini par annexer la commune de Saint-Etienne en juin 1845 après de vives polémiques. 3. Les rives du Cher Pour répondre à la demande importante de logements, le député-maire Jean Royer va être l’instigateur de la réalisation d’un quartier crée de toutes pièces en maîtrisant le Cher. L’attention se porte sur une zone inondable occupée entre autres par des jardins ouvriers et un vélodrome. Pierre Boille et Jean Hardion en sont les architectes. Les barres font face à la rivière pendant que les tours sur l’arrière permettent d’embrasser du regard la vallée. Mais cette architecture moderne utilise néanmoins des matériaux nobles tels que la pierre de taille en placage. Cet ensemble est pensé comme une ville avec commerces et écoles. Ce chantier est l’un des plus grands d’Europe, on érige une digue, remblaie, détourne les voies SNCF. Le quartier est reconnaissable grâce aux deux tours et aux deux barres qui encadrent l’avenue de Grammont, comme une entrée de ville monumentale. 7000 personnes logent dans 2285 logements érigés en 7 ans à peine. 4. Les jardins ouvriers 778 jardins familiaux d’à peu près 200 m² chacun occupent environ 20 hectares. Ils ont été installés là après l’expropriation des jardins des rives du Cher. En 1896, l’abbé Lemire suit les idées nées dans les pays industrialisés du 19ème siècle : le jardinage apporte un supplément de fruits et légumes destinés à la consommation familiale et en plus il permet aux pères et mères de famille de se délasser dans un environnement naturel, après une semaine de travail en usine. Le centre National des Jardins Ouvriers et Familiaux est déclaré d’utilité publique en 1909. En 1916, les difficultés d’approvisionnement en légumes incitent les pouvoirs publics à encourager la création des jardins ouvriers. Les jardins ouvriers de Touraine gèrent environ 1300 jardins familiaux qui sont fournis avec abris et clôtures déjà édifiés. 5. Le quartier des 2 Lions Cette ancienne zone humide des varennes du Cher a vu son niveau naturel rehaussé par un remblai permettant la création d’un quartier où se mêlent harmonieusement habitations, entreprises, université, équipements de loisirs, promenades et jardins publics. Le quartier s’organise autour d’un axe est-ouest avec de part et d’autre des constructions bordant des allées sinueuses ou droites qui relient les différents îlots. Les activités de travail se rattachent au secteur tertiaire ou à des productions non polluantes d’industrie de pointe. L’enseignement supérieur est représenté par la fac de droit et l’école d’ingénieurs. 6. Parc de la plaine de la Gloriette 120 hectares, espace de recherche et de pédagogie vers le public pour faire connaître les richesses naturelles du site, les modes de gestion de l’eau et les moyens de lutte contre la pollution. Cette plaine est traversée par le parcours de « La Loire à Vélo » : Les régions Centre et Val de Loire ont initié le projet dès 1995. Deux région, six départements et six agglomérations se sont associés et vous permettent déjà de découvrir 446 km de cet itinéraire réalisé par tronçons. A terme, il reliera Cuffy dans le Cher à St Brévin-les-Pins en Loire Atlantique. Au final, ce seront 800 km de pistes cyclables qui s’inscriront dans la future Eurovéloroute des fleuves entre Nantes et Budapest (2400 km). Les pistes cyclables alternent avec les petites routes peu fréquentées et vous permettent de profiter des attraits qu’offre la vallée de la Loire. 7. Le quartier résidentiel des 2 Lions L’habitat a été prévu sous diverses formes pour donner le choix aux habitants : Différents architectes ont conçu des programmes de maisons de ville ou de logements collectifs ou individuels en accession à la propriété. Le langage architectural contemporain évite la monotonie et insiste sur la diversité des volumes. Le béton, le métal et le verre en sont les principaux matériaux. Une passerelle suspendue de 235 mètres dessinée par Alain Spielmann sert de lien entre ce quartier et le quartier des rives du Cher. A terme, il est prévu un espace commerce, loisirs, restauration avec promenade de salons-jardins.
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